Un résumé très bien fait des 5 blessures de Lise Bourbeau

Merci à la personne ayant publié ce résumé sur son site :

Severine MUSA

Je vous invite également à lire le dernier livre de Lise Bourbeau: La puissance de l’acceptation, qui est un bonne piqure de rappel concernant les 5 blessures, avec quelques concepts nouveaux qui éclairent notre chemin d’amour inconditionnel.

Quelques chapitres: accepter le choix des proches, d’en avoir plus ou moins que les autres, la perte, la maladie, la vieillesse et la mort, les blessures, l’état de la planète, les autres.

Les clés de Michael Harvey pour gérer ses émotions: échange vidéo avec Ozalee

Bonjour,

Je partage avec vous une vidéo récente, et incontournable à mon sens sur la gestion l’émotionnel et le corporel: voici les clés de Michael Harvey. (Il y a une méditation corporelle proposée vers la fin de la vidéo.)

 

Ces clés sont:

-l’acceptation des émotions

-le journal (avec un scan régulier des ressentis corporels)

-la méditation, respiration, libération des mémoires

-la gestion des frontières

J’ai aimé l’idée avancée selon laquelle plus on fait grandir le Soi, plus la gestion des émotions devient facile. J’ai aimé aussi la piqure de rappel selon laquelle le corps capte en premier et l’émotion est là en second lieu pour permettre de dépasser et d’exprimer les choses.

Les trois livres qui me paraissent les plus importants à ce sujet sont:

-Comment apprivoiser son crocodile, Catherine Aimelet-Périssol

-Les 5 blessures de Lise Bourbeau

-Les frontières dans les relations humaines, Anne Linden

PsyCap, outil d’évaluation pour la résistance au stress

Bonjour,

Durant ma rapide revue de presse personnelle quotidienne, je suis tombée sur un article décrivant une augmentation en avril 2020 en France des admissions aux urgences de jeunes personnes de 18 à 35 ans pour bouffées délirantes passagères (passagères car prises en charge rapidement par les médecins), sans antécédents personnels.

Tout d’abord, je suis désolée pour toutes les personnes qui vivent avec beaucoup d’angoisse tout ceci, et ici au point de décompenser ainsi. Ces âges sont ceux où on construit sa vie, c’est du moins la réflexion que je me suis faite. Il faut absolument si on se sent très mal psychiquement ou qu’un de nos proches est concerné consulter un médecin et dans le cas de bouffées délirantes se rendre aux urgences psychiatriques, c’est important pour faire disparaitre les symptômes, souvent définitivement, de ces « coups de tonnerre dans un ciel serein ».

J’ai découvert en lisant cet article l’existence d’un test permettant de checker la résistance psychologique au stress de la personne, je la traduis ici de manière informative et non médicale. Il s’agit d’une version pour le travail mais il peut être adapté pour les autres secteurs de la vie. Les professionnels utilisent un logiciel pour pondérer la réponse à chaque question et interpréter les résultats.

Les 24 questions du PsyCap, partagées en 4 parties (Efficacité, Espoir, Résilience, Optimisme)

Auto-Efficacité

1) Je suis confiant quand je cherche une solution à un problème à long-terme.

2) Je suis confiant quand je présente mon travail à la hiérarchie.

3) Je suis confiant dans le fait de participer aux discussions autour des stratégies de mon entreprise.

4) Je suis capable de définir les objectifs essentiels de mon poste ou secteur.

5) Je suis confiant quand j’ai besoin de prendre contact avec des personnes extérieures à l’entreprise (clients ou fournisseurs) en cas de problème, pour en discuter.

6) Je suis confiant lorsque je dois présenter des informations à un groupe de collègues.

Espoir

7) Si j’étais dans une situation difficile au travail, je pourrais penser à de nombreuses façons de m’en sortir.

8) J’essaye d’atteindre mes objectifs avec une belle énergie.

9) Pour un problème, il y a plusieurs solutions.

10) Je me considère comme un professionnel qui réussit.

11) Je peux penser à de nombreuses façons d’atteindre mes objectifs au travail.

12) J’atteins actuellement les objectifs que je m’étais fixés pour la période.

Résilience

14) D’une façon ou d’une autre, je me débrouille avec mon travail et ses difficultés.

15) Si nécessaire, au travail, je suis capable de risquer des initiatives m’engageant uniquement moi.

16) Généralement, je peux dépasser les événements les plus stressants au travail.

17) Je peux surmonter les difficultés car je l’ai déjà fait dans le passé.

18) Je sens que je peux gérer de nombreuses choses en même temps au travail.

Optimisme

19) Quand les choses sont incertaines pour moi au travail, je m’attends généralement au meilleur.

20) Au travail, je vois toujours le bon côté des choses.

21) Je suis optimiste sur ce qui se passera dans le futur au travail.

Le bonheur et bien-être serait déterminé à 50 pour cent par le patrimoine génétique, 10 pour cent par les circonstances extérieures et 40 pour cent par les actions et pensées individuelles. Ces 40 pour cent sont les seules sur lesquelles on peut agir.

Voici mes outils pour contrôler le stress (sachant que mes 50 pour cent génétiques sont tout pourris cela amortit les dégâts ;):

-le sommeil

-le repos/méditation (respiration sans pensée/refuser les pensées négatives)

-le sport (course à pied, natation pas possible en ce moment)

-écrire: émotions, pensées, recherche de solutions

Etre gentil avec soi-même et vivre un jour à la fois…se sentir mieux à défaut de bien.

 

Le confinement semble pouvoir se terminer, mais il est bon si on a la forme de prendre ponctuellement des nouvelles des personnes que l’on connait qui sont confinées seules, des personnes âgées ou des personnes qu’on sait être plus fragiles (collègues ou autres…)

 

Mes 11 livres préférés de développement personnel

Après quelques 7 années durant lesquelles j’ai lu de nombreux ouvrages consacrés au développement intérieur, voici les 10 livres qui m’ont le plus apporté:

1- Le pouvoir du moment présent, Echkart Tolle

2-Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes (dense)

3-Les 5 blessures de l’âme, Lise Bourbeau

4-Les quatre accords toltèques, Miguel Ruiz

5-Comment apprivoiser son crocodile, Catherine Aimelet-Dève (gestion émotions)

6-Types psychologiques, Carl-Gustav Jung (épuisé et un peu difficile d’accès, mais explique le fonctionnement du psychisme humain et donc des clés d’individuation)

7-Le nouveau dictionnaire des rêves, Tristan Moir (au quotidien)

8-Appel à l’amour, Antony De Mello (relation aux autres)

9-Le symbolisme du corps humain, Annick de Souzenelle

10-Dialogue avec l’ange, retranscrit par Gitta Mallasz (mondes invisibles)

11-Les familles d’âmes, Marie-Lise Labonté (mission de vie)

L’homo sapiens en 2200

Histoire et avenir du psychisme humain : hypothèses

L’histoire telle qu’on la connait concerne surtout les civilisations, leur organisation et l’évolution des territoires (migrations, guerres, pouvoirs…).

Les sources objectives dont disposent les historiens sont l’archéologie, les sources images et depuis 3 000 ans environ en Occident, l’écriture. La Préhistoire, périodes vécues par les humains auparavant, est moins connue.

A la lumière d’une culture générale occidentale mêlant Histoire, géographie, art, lettres etc., et d’une introspection m’ayant menée à rencontrer l’Inconscient et l’inconscient collectif, tout en lisant de nombreux ouvrages de Carl Gustav Jung, entre autres, je voudrais ici tenter de brosser à grand traits une histoire du psychisme humain à partir d’hypothèses personnelles, et de tenter d’en tirer quelques pistes pour les périodes de grands changements universaux que nous traversons et traverserons.

Féminin/masculin : Jusqu’à 4 000 ou 6 000 ans avant JC, les civilisations anciennes semblent avoir été matriarcales, avec une religion où les déesses mères étaient très importantes, notamment en Europe mais aussi en Moyen-Orient (déesse Ishtar, Isis,…).

Les figures issues de l’Inconscient étaient vécues dans la réalité (exemple : sacrifice de la nature animale pour accéder à la personnalité mimé par de VRAIS sacrifices chez les celtes.)

Puis, les sociétés sont devenues patriarcales, et les 2 000 ans que nous venons de traverser font partie de cette époque. La religion chrétienne est majoritairement tournée vers l’homme : mariage où la femme est une propriété de son conjoint, Dieu, Jésus et LE Saint Esprit= trinité masculine, avec la Vierge Marie, asexuée et sage, pour représenter la femme, face aux méchantes Eve et Lilith…

En ce début du XXIe siècle, l’équilibre entre masculin et féminin semble s’orienter d’une façon encourageante, même s’il reste beaucoup à conscientiser et acter. On est loin de l’époque des sorcières et des bûchers. La liberté croissante de vivre son genre, son orientation sexuelle aujourd’hui, avec notamment le mariage Gay dans les années 2010 (Merci Hollande) illustre bien la complexité du psychisme humain avec toutes les facettes du masculin et du féminin en chacun d’entre nous.

Les autres caractéristiques globales des 2 000 ans qui viennent de s’écouler quant au christianisme (même pour ceux, athées, qui pensent que la religion ne les influence plus)  me semblent être le passage d’une divinité cruelle et sévère à un dieu d’amour, à travers son fils le Christ, avec le paradoxe de l’ostracisme du Mal hors de Dieu, de l’humain…(Satan). Comme le féminin est refoulé dans le même temps, ainsi que le Corps, tout est mêlé et non différencié…D’où les résurgences de déesses païennes du type de Méduse dans les rêves d’occidentaux…ces déesses ne sont qu’enfouies sous les strates de chrétienté et de rationalisme, mais toujours là…

Le XXIe siècle et les suivants me semblent donc devoir être destinés à réhabiliter le féminin en chaque homme, la femme et le corps. Chacun devrait prendre le temps de plonger en lui-même pour y découvrir la part de chacune de ces polarités.

Se détourner du corps était peut être nécessaire pendant un temps pour faire le sacrifice de l’animalité (symbolisme du Christ sur la Croix) et permettre à un certain nombre d’individus d’accéder à leur personnalité profonde. Le nouvel archétype, qui prend possession de nombreux humains à l’aube de ce troisième millénaire n’est plus la croix et le Christ (on sait qu’il est androgyne à présent et les stigmatisés se font plus rares…) mais celui des âmes jumelles. Un symbole vivant droit issu de l’inconscient collectif humain pour signifier que les humains s’apprêtent à réunifier masculin et féminin au sein de leur cœur et que ce n’est pas un jeu d’enfant…Lorsqu’on est pris par un tel archétype, si puissant, il est quasiment impossible de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une histoire personnelle mais universelle. Il suffit d’aller sur le net pour voir que de nombreuses personnes vivent actuellement de manière très puissante ces archétypes.

L’ombre.

L’ombre est selon Jung la partie non connue de notre psychisme, contenant du bon et du mauvais. Chaque civilisation en a aussi une. J’espère de tout cœur que le XXe siècle sanguinaire aura suffi à nous faire comprendre que notre psychisme humain est porteur d’une noirceur destructrice terrible, dont « Satan » n’a pas le monopole et qu’il nous faut composer avec et en avoir conscience.

Comme souvent l’ombre est projetée sur « l’étranger », la transition est facile avec ce qui divise les hommes d’aujourd’hui…

Tout comme les celtes face aux gaulois, puis aux Francs, puis aux Wikings…tout comme les protestants et les catholiques qui se sont entretués il y a 500 ans…les populations actuelles occidentales auront à composer avec « l’étranger ». J’espère qu’on s’en sortira mieux que nos ancêtres…car la confrontation viendra à la fois de l’intérieur (banlieues où parce que nous n’avons pas su accueillir les descendants des travailleurs que nous avons fait venir en France dans les années 60/70, nombre de personnes se sentent violemment étrangères à la France) et de l’extérieur (migrants : si même les Romains n’ont pu faire tenir les frontières de leur immense Empire, comment le pourrait-on ?)

Les fonctions psychiques de l’humanité

Selon Jung, on peut décrire assez simplement le fonctionnement du psychisme humain selon quelques fonctions fonctionnant par opposés.

Extraversion/introversion

Fonctions irrationnelles : sensation/intuition

Fonctions rationnelles : Pensée/sentiment

Dans une population de Sapiens, de manière très caricaturale, il y a toujours eu une majorité d’extravertis et/ou sensitifs, et environ 20 pour cent « d’introvertis » et/ou intuitifs, suffisants dans un troupeau pour percevoir les éléments invisibles ou dangers. (En Asie, il y a davantage d’individus introvertis).

Les fonctions irrationnelles peuvent être rapprochées de fonctions présentes chez l’humain primitif et peut-être même chez d’autres animaux. Les fonctions rationnelles sont plus élaborées (pensée, sentiment). Durant la Préhistoire et l’Histoire, la fonction sensation est certainement celle qui a été la plus développée. L’extraversion est encore actuellement privilégiée et mieux vue (individu normal vs « timide/coincé »). La pensée a connu un développement notable dans l’Antiquité grecque (Aristote/Platon etc. Ve et IVe s av JC) et romaine (Cicéron Ier siècle avant JC), au XIIIe siècle puis au moment de la Renaissance (autour de 1500) puis continu depuis le siècle des Lumières (XVIIIe Diderot, Voltaire,…). A tel point que seul le conscient existe pour nombre d’humains de nos jours…abstraction étant faite du reste du psychisme, du corps, des émotions, de l’intuition…

La pensée continuera à se développer avec une révolution dont on n’a pas encore conscience mais qui secoue notre monde : après l’invention de l’écriture puis de l’imprimerie, celle d’internet est tellement fraiche qu’on n’a pas eu le temps de concevoir son impact : la démocratisation de la connaissance et de la pensée. A la manière d’un accélérateur de particules, chacun aura accès lorsque son contenu sera classé et inventorié, à la somme de la connaissance terrienne : l’omniscience divine…Et dans quelques centaines d’années, si elles ne sont pas détruites, l’archéologie et l’histoire se fera en fouillant les strates d’archives numériques où on retrouvera les sites, blogs d’aujourd’hui, 2018…

Restent deux fonctions qui sont moins développées dans nos sociétés jusqu’à présent. La première est l’intuition, part de notre instinct animal oubliée au profit de la sensation (beaucoup manger, beaucoup boire, consommation de sexe, etc…) et de la pensée humaine sensément toute puissante (enfin, c’est ce qu’on croit…mais entre pensée et intelligence, il y a parfois de la marge…). La seconde est la fonction sentiment, peu souvent développée dans notre civilisation occidentale, sauf peut-être dans des périodes comme celles de l’amour courtois au Moyen Age ou l’amour du christ, toujours plus ou moins désincarnés… ou le XIXe siècle romantique où cette fonction était liée à un certain mal-être. La fonction sentiment est actuellement plus présente statistiquement chez les individus féminins et désavantagée au profit de la raison.

L’introversion est assez mal vue également de nos jours, alors que c’est aussi à l’intérieur des psychismes individuels que l’on découvrira des fonctions qui sont moins différenciées dans les groupes sociétaux. Encore faut-il pour cela prendre conscience et accepter que tout le monde est différent…

Le XXIe siècle sqq pourrait être celui de la fonction sentiment à travers un partage entre les hommes (Société Epic proposant de partager quelques euros chaque mois avec des habitants d’autres continents, ou autres procédés comme l’arrondi sur salaire ou en caisse pour des œuvres de partages…). Même si à l’échelle de notre pays, l’idée d’un revenu universel peine à convaincre pour le moment, la robotisation amenant la destruction massive d’emplois dans les décennies à venir nous fera peut-être comprendre que nous n’aurons pas d’autre choix…Plus largement, comment moralement continuer notre train de vie en sachant les conditions de vie de millions d’humains dans l’hémisphère Sud?

Encore faut-il prendre le temps de se connaître…cela impliquerait une façon de vivre loin des heures sup et de l’abrutissement des heures d’écrans, pour des relations suivies avec soi et ses prochesLa fonction sentiment humaine permettra aussi j’espère de supplanter la sensation consumériste et d’enfin prendre en compte les besoins de notre terre. Je m’interroge d’autre part sur le lien entre sentiment et relation amoureuse jetable actuellement, sur le lien entre sentiment et corps…qu’en sera-t-il ? Je n’en sais rien…

L’intuition

Si l’on transpose à une société l’individuation d’une personne, voici comment cela fonctionne: la première fonction est développée dans l’enfance de la personne. Puis la seconde est rationnelle si la première est irrationnelle ou inversement. Si on considère la population française et par extrapolation, européenne, comme ayant développé la sensation animale puis la pensée humaine, la troisième fonction (chez l’individu de 20 à 40 ans) est la pendante de la deuxième fonction: ici, il s’agit bien du sentiment. La dernière (maturité de l’individu à partir du milieu de la vie) serait donc l’intuition, comme un retour à notre instinct et notre animalité. A l’échelle d’une civilisation, cela peut prendre des centaines, des milliers d’années…Cependant, des individus éclaireurs peuvent y accéder plus tôt…et certains savent déjà de quoi je parle. Encore aujourd’hui, il existe des alchimistes qui travaillent la matière vivante des images d’archétypes présentes dans leur corps. Cela prend du temps, beaucoup de temps…

Renouer avec son intuition animale nécessite une introspection et va également de pair avec une redécouverte du corps et de la spiritualité presque disparue en France depuis un siècle.

Partir à la rencontre de notre animalité intuitive suppose de redécouvrir un autre langage, précédent le nôtre : le langage des images vivantes, auxquelles on a accès en rêve, dont un grand nombre sont collectives et dont on se sait toujours pas si elles sont stockées à l’extérieur et accessible en « wifi » ou inscrite dans notre patrimoine génétique en tant qu’instinct animal et langage pré-humain (mythe, rêves, religions de tous les continents). Toutes ces parties de l’ADN ne servant soit disant à rien…que sont-elles ? Et la physique quantique prouvant l’intrication de deux particules pourtant séparées au même moment…par le vide entre la matière ou par le « Wifi » inter-ADN ? inter-matière? inter-antimatière? Les sciences ont encore un monde à découvrir…

Lorsque les 4 fonctions sont connues (chacun a des points forts et des points faibles, il existe de manière caricaturale 16 profils d’humains, cf ma série d’articles sur les types psychologiques), un humain est individué, mature, adulte, « complet »…Les sociétés humaines semblent donc être de très jeunes gens, tout comme l’image du Verseau, jeune androgyne versant de l’eau sur la terre, le laisse penser selon de nombreuses personnes spiritualistes sur internet et ailleurs.

Les niveaux de conscience de l’homo sapiens

La symbolique des chakras illustre l’avancée de la conscience humaine. Le chakra de base, le 1er sur 7 est relié à la terre : il est sans doute commun à d’autres mammifères. Le second, sacré, intervient lorsque l’on a conscience de soi. Peut-être que la naissance de l’art et des funérailles correspond à ce stade à la Préhistoire. Les sociétés patriarcales depuis quelques millénaires avec les conquêtes et guerres fait penser au 3e chakra du plexus solaire, celui de l’affirmation, des émotions débordantes…

Le prochain stade serait alors celui du cœur, ce qui correspond à la fonction sentiment, le lien aux autres, à soi, au monde. De quoi nous occuper pendant quelques 2 000 ans…

Le 5e est celui de l’expression et le 6e le troisième œil, celui de la connaissance intuitive, des visions, de la télépathie, du discernement etc. Le 7e est le lien avec le divin.

Pour passer au quatrième « niveau », encore faudra-t-il abandonner les sensations consuméristes et le pouvoir du troisième chakra à temps…avant d’avoir tout détruit…soit en déréglant le climat mondial, soit tout simplement avec l’ « énergie verte » de nos centrales nucléaires alimentant bientôt toutes nos voitures électriques que nous aurons « choisi » d’acheter.

Dans quelle mesure parviendrons-nous à garder le meilleur de notre animalité (sensation/intuition) tout en développant notre humanité (pensée/sentiment) ? Quelles implications cela aura-t-il sur notre Histoire en mouvement ?

 

 

 

 

 

 

 

Guérir des situations d’emprise toxique 4/4 : un grand merci à Natacha Calestrémé

Il y a quelques jours, Natacha Calestrémé a sorti son dernier roman Les blessures du silence.  Journaliste et réalisatrice de 30 documentaires sur le thème de la santé et de l’environnement, elle a publié précédemment plusieurs essais et trois thrillers psychologiques Le Testament des abeilles, Le Voile des apparences et Les Racines du sang aux éditions Albin Michel.

Je publie ici un long passage de son livre qui ne spoilera pas l’intrigue du roman mais qui offre des clés cruciales pour les personnes qui ont à guérir de situations d’emprise toxique et que la raison et la psychologie ou les médicaments n’ont pas totalement délivrées. Cet écrit doit être connu et transmis (n’hésitez pas à acheter le livre :))

J’ai expérimenté la seconde partie de ce qui suit…les effets sur la vie sont gigantesques. Un grand merci à Natacha Calestrémé…

Cela pourra paraître simple et léger mais il s’agit de manipulations énergétiques très puissantes. J’ai été surprise par la force des émotions et la quantité de lumière que je m’étais laissé voler…La phase de restitution de l’énergie volée à l’agresseur lui-même suppose que vous soyez prêt à pardonner.

Je vous laisse à présent bénéficier des informations précieuses contenues dans ce roman:

Pages 324-332 Les blessures du silence, Natacha Calestrémé

Ni le raisonnement logique ni la psychologie ne suffisaient à guérir la personne des dégâts infligés par une première violence psychique.

J’ai constaté que ceux qui œuvraient sur ce terrain employaient les mêmes mots :

  • L’emprise est utilisée pour déposséder l’autre de sa confiance, de sa force et de son estime de soi
  • La victime n’est plus capable de penser normalement
  • Le pervers puise l’énergie de son entourage
  • La victime a le sentiment de perdre sa vitalité
  • Pour ne pas perdre la raison, la victime entre dans une forme de dissociation. Ses pensées sont séparées du reste de sa personnalité et elle devient l’observatrice extérieure du harcèlement qu’elle endure.
  • Suite aux traumatismes générés par cette violence physique ou psychique, la fuit mentale se révèle être la seule protection possible face à l’inconcevable, ce qui est souvent considéré comme de la passivité par l’entourage.

« …A force d’entendre ces phrases, toujours les mêmes, j’ai compris que la clef était là, sous mes yeux. A cause de cette violence, les victimes se font voler une partie d’elles-mêmes, une partie de leur âme. (…)Un peu de notre âme s’échappe pour éviter de sombrer dans la folie liée à l’inconcevable. Le principe de cette méthode est de récupérer ce qui manque. Amandine…, ce n’est pas son mari qu’elle n’arrivait pas à quitter, c’est sa propre part de lumière. (…) C’est comme si on lui demandait de faire le deuil d’un bras pou d’une jambe. Impossible !

…remplacez ce mot « âme » qui vous choque par tout ce qu’il véhicule : la joie, la vitalité, l’énergie, la confiance, l’estime de soi. L’agresseur s’est emparé de votre joie, de votre vitalité, de votre énergie et de votre confiance. (…) Pour aller mieux, il faut récupérer cette partie de votre âme.

-Et si on ne le fait pas ?

-On prend le risque de rester sous emprise ou bien d’attirer à soi ce genre d’individus ou de situations, sans arrêt. (…) On n’est pas en paix tant qu’on n’est pas entier. (…)

-Comment savoir si on possède toute son âme ou pas ?

-L’important est de regarder objectivement sa vie. On a l’impression de n’arriver à rien, on réagit bizarrement. On a constamment des problèmes. On a du mal à ressentir les choses ou à exprimer ce qui ne va pas. Il est probable qu’une partie de nous fait défaut. On ne s’en rend pas compte parce que ça dure depuis qu’on est enfant. On a pris l’habitude de faire sans.

-Et pour la retrouver ?

Il existe un exercice très simple basé sur le pouvoir de l’intention. Tout le monde peut le faire de façon autonome, il n’y a pas de contre-indication. Naturellement, le siège de l’âme se situe au centre de la poitrine, au niveau du cœur, dit-elle en posant un doigt sur son plexus. La première option est qu’elle soit extraite à la suite d’un choc violent, un stress énorme ou un accident. Dans ce cas-là, l’âme flotte quelque part, très souvent en haut à gauche, à l’extérieur du corps. Cette distance entre l’âme et le corps est compensée en permanence, d’où la fatigue, l’état dépressif ou le sentiment de ne pas avancer correctement dans sa vie. Il suffit de se détendre, de relâcher le dos, la nuque, les épaules, et on respire profondément. J’insiste sur le fait que le processus fonctionne grâce à l’intention qu’on y met. On ferme les yeux et on parle à voix haute. « Mon âme, je t’invite à t’installer pleinement et solidement sur ton siège, au centre de ma poitrine. Si tu as souffert et que tu as préféré prendre de la distance, sache qu’aujourd’hui j’ai conscience de ta présence et que je suis capable de te préserver. Tu peux prendre ta place dans la confiance et l’amour. « Il faut faire de son mieux pour que l’âme se sente bien. Pour l’aider à intégrer pleinement notre corps, on l’accompagne par la pensée jusqu’au sommet de sa tête et on la laisse descendre pour l’accueillir au centre de sa poitrine. Il faut lui donner l’envie d’y rester durablement. Dans les jours à  venir, on trouve un moment, quotidiennement, pour prendre soin d’elle. Plus nous lui donnons de l’amour, plus elle va s’ancrer en nous.

-C’est aussi simple ?

-Oui, mais en ce qui concerne les situations en lien avec la perversion et le harcèlement conjugal, la méthode est un peu plus complexe.

-Ah…

-La partie d’âme n’a pas été extraite à la suite d’un choc, elle a été prise par un tiers, le plus souvent par des gens de notre famille ou de notre couple. (…) En général, c’est parce qu’on a volé l’âme de la personne quand elle était petite que le processus se poursuit dans un mode compensatoire. Un parent va voler son enfant pour combler un manque car lui-même a été volé. Toutes les générations suivantes sont affectées, et la maltraitance se reproduit jusqu’à ce que quelqu’un se prenne en main et interrompe le processus. Dans ce cas, la partie de l’âme n’est pas positionnée à côté de soi, elle est dans le corps de l’autre. (…)

-Et si la personne qui a fait ça est décédée ?

-Peu importe. Ce que je vais vous expliquer fonctionne avec les vivants et les morts. On peut faire la démarche seul ou avec quelqu’un de confiance. D’abord, on se crée un espace sacré : on allume de l’encens, une bougie, on se met au calme. Il faut prendre conscience qu’on va vivre un moment important et ne pas faire ça à la légère. Ensuite, il faut installer deux chaises. C’est concret. On l’installe l’une face à l’autre. On s’assied sur la première et on demande « par la pensée » que la personne qui a posé problème s’assoie sur la seconde. Compte-tenu des circonstances (une violence, une agression), c’est à ce moment que l’émotion peut être dérangeante, d’où l’intérêt de faire appel à un accompagnant ou à un thérapeute qui sera à vos côtés pour vous aider à gérer votre émotion. Il est possible que votre agresseur refuse de s’installer face à vous. Cela se manifeste de la manière suivante : vous n’arrivez pas à « visualiser » qu’il est là. Dans ce cas, on n’hésite pas à imaginer que l’on a des anges gardiens, des guides et des entités de lumière, présents autour de nous et qui, à la suite de notre demande, vont intercéder pour que « l’autre » accepte de s’asseoir virtuellement devant nous. (…) il ne faut pas hésiter à faire preuve d’autorité dans notre requête : « Merci de m’aider pour qu’untel se positionne en face de moi. » Une fois que celui qui a pris une partie de notre âme est face à nous, on lui dit tout ce que l’on a sur le cœur parce qu’on n’a peut-être jamais eu l’opportunité de le faire. On se soulage. Puis on procède à une sorte de troc pour que notre partie d’âme nous soit restituée. L’idée est qu’il nous rende ce qu’il nous a volé et qu’ensuite, seulement, il récupère la part qu’il lui manque (que quelqu’un d’autre lui a volée.) Attention ! Ce troc doit se faire dans ce sens uniquement. « J’ordonne qu’untel, en face de moi, éjecte la partie d’âme qu’il m’a volée pour que je la récupère. » On l’imagine sous la forme d’une boule d’énergie. Cette boule se place entre les deux chaises. Nous tendons les bras, nous prenons cette boule, nous la ramenons vers notre cœur. Puis : « Je demande à ce que les êtres de lumière donnent à celui qui est en face de moi sa propre partie d’âme qui lui manque et qui lui a été volée. » Le processus est achevé. Nous n’avons plus qu’à remercier les personnes concernées ainsi que les êtres de lumières et choyer notre âme comme dans l’exercice précédent.

-Une fois suffit ?

-Parfois il faut recommencer, surtout si le vécu a été lourd, il faut y aller par étapes successives. Tous ceux qui sont victimes de cette capture de l’âme suite à une violence quelle qu’elle soit peuvent se libérer de cette manière. En replaçant l’âme, les problèmes disparaissent. (…)

(…) la seule façon (…) de les aider à sortir de leur souffrance et d’interrompre leur besoin de nuire. Agir ainsi, c’est empêcher que d’autres personnes ne subissent cette violence. (…)

Les médiums entrent en contact avec l’âme d’un défunt, je suis partie du principe qu’ils arriveraient à communiquer avec celle d’un vivant. (…) Nous avons mis au point ce protocole ensemble.

POUR LES COMMANDES DE CONSULTATIONS: ASTROLOGIE (thème de naissance, synastrie, composite, révolution solaire de l’année…), CONSULTATIONS FJ, GUIDANCES TAROT ET ORACLES/CANALISATION MÉDIUMNIQUE : à tout de suite dans l’onglet « con(tact)sultations »

Gérer les personnalités difficiles et toxiques: comment réagir? 3/4

Ayant une nouvelle fois appris qu’une personne très proche était confrontée à une personne toxique dans son milieu professionnel, à tel point que le droit de retrait a été utilisé par elle-même et plusieurs de ses collègues, je me suis replongée dans mes notes.

Pour rappel, la loi du 09/07/2010 permet d’agir lorsqu’il s’agit d’un contexte familial.

Voici donc un portrait type de la personne perverse ainsi que quelques éléments concrets dont je me suis servie pour « communiquer » et me détacher de deux personnes toxiques de mon entourage…

Le « pervers » moyen se croit à l’origine de la loi et nie être à l’origine du mal ressenti par la victime: il n’a jamais tort. Lorsqu’il est démasqué, il peut devenir encore plus violent. Ce sont des personnes narcissiques, remplies de colère et de haine. Elles ne respectent aucun accord, n’assument pas les conséquences de leurs actes, utilisent le mensonge de manière pathologique. Leur apparence et comportements premiers sont une vitrine, destinée à se valoriser. Elles n’aiment personne, il peut arriver que ces personnes dénigrent leur père en public.  La consultation psy, rarement sollicitée par ces personnes, ne sert qu’à faire croire qu’elles ont changé. Parfois, des phrases-avertissements peuvent être lancées, du type « Méfie-toi de moi. » ou « Je ne suis pas digne confiance ». Il faut être à l’écoute de tels avertissements et écouter le malaise corporel et psychique qui peut s’installer insidieusement en nous. En résumé, il s’agit d’un enfant de 5 ans qui prend plaisir à arracher les pattes d’une mouche (vous), sans aucune empathie ou remords face à la souffrance des autres.

Pour déterminer à quel degré la toxicité opère (s’il s’agit d’un simple manipulateur ou beaucoup plus…), ce site peut permettre de la quantifier:

http://www.perversnarcissique.com/test-pervers-narcissique/

Voici quelques pistes pour se protéger tant bien que mal si on ne peut couper la relation:

-l’indifférence feinte

-ne pas avoir peur

-employer des phrases courtes, floues, neutres, rester dans le flou concernant son emploi du temps

-utiliser l’humour, l’ironie

-montrer à travers ses réponses qu’on n’est pas blessé émotionnellement (il ne sert à rien de vouloir discuter avec une telle personne!), ne pas parler de soi, de sa vie, de ses sentiments et émotions (il s’en nourrit tel un vampire)

-rester calme

-s’affirmer dans le refus, refuser sans argumenter (inutile car le langage est sa force), dénoncer les FAITS mais sans montrer qu’on a compris son double visage et qui il est. Ne pas se justifier. Ne pas commenter ses activités.

-ne pas poser de questions: (il ment!) ni ne croire à sa fausse repentance

-ne pas répondre aux méls/sms, résister aux manœuvres de contrôle en silence, ou reporter dans le temps les réponses nécessaires: moins de prise sur vous

-ne pas materner la personne, elle se victimise, peu importe…laisser faire laisser dire…

-éviter les habitudes

-technique du miroir: renvoyer le reproche qui vous est adressé

-utiliser sa très chère « image « : « Que va-t-on penser de toi/quelle image vas-tu donner si tu poses telle action? » Cela ne donnera pas une très bonne image de toi.

-s’unir à d’autres personnes concernées, en sachant que cela va renforcer sa violence, mais cela peut être salutaire pour ceux qui y sont confrontés.  Dans sa vie personnelle, voir des amis.

Pour résumer:

  1. oser dire stop
  2. préserver son intégrité
  3. renvoyer l’autre dans ses cordes
  4. résister à son contrôle

Puis, se soigner car les filets venimeux de ses personnes laissent parfois des blessures morales longues à cicatriser: l’écriture est thérapeutique, recréer le plaisir des relations amicales, faire du sport, se détendre…pour guérir…car le cerveau a été en quelque sorte grignoté et il faut du temps pour se remettre.

Merci aux différents auteurs de livres et sites internet traitant de ce sujet et auxquels j’ai emprunté certaines de ces informations ici synthétisées.

Gérer les personnalités difficiles et toxiques 2/4

Cet article aborde la problématique des personnes difficiles et toxiques d’un autre point de vue que le précédent n°1 (abord psychologique et relationnel dans le menu du site « Psychologie »).

Voici une liste de livres et films traitant des relations anormales, qui permettent par la distance propre à la création/à l’art d’en mieux comprendre les mécanismes et de mettre en perspective notre vécu et celui d’autres personnes de notre entourage.

Essai

Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes,

Chapitre 2, sur les prédateurs (Barbe-Bleue)

Romans

D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan

Relation de Delphine de Vigan avec une amie toxique, réelle ou imaginaire, ou les deux. Les deux premières parties reflètent fidèlement certaines choses que j’ai vécues avec mon ex amie probablement border, je ne sais pas si la troisième partie est réelle ou imaginaire, en tout cas les deux premières sont très réalistes.

Rebecca, Daphné du Maurier

Une jeune mariée arrive dans le château de son mari, où la gouvernante s’en prend à elle peu à peu en souvenir de son ancienne maîtresse, décédée. (Je l’ai lu il y a une vingtaine d’année et ne m’en souviens pas en détail…)

Films:

Tatie Danielle, Etienne Chatiliez, 1990

Mina Tannenbaum, Martine Dogowson, 1993

Respire, Mélanie Laurent, 2014

Relation toxique et mortifère entre deux jeunes amies. Ce film m’a profondément marquée car je me suis identifiée dès le départ au personnage de Charlie. Il illustre l’installation progressive de la spirale infernale et le système des vases communicants entre les deux psychismes.

Séries:

Doctor House

Musique:

Belle reprise de Yaël Naïm

N’hésitez pas à compléter dans les commentaires…

Gérer les personnalités difficiles et au profil toxique 1/4

Afin de présenter de manière globale la problématique des personnes toxiques, qui relèvent de différents fonctionnements qu’on a parfois du mal à distinguer, surtout du fait (heureusement) qu’on en rencontre rarement…je m’appuierai sur l’émission de France Inter « Comment gérer les personnalités difficiles et toxiques » dans l’émission « Ca va pas la tête » du 18 août 2016.

Dans cette émission, il est dit que pour gérer ces personnes il faut de l’expérience en la matière (ce qui ne représente pas vraiment une chance…je peux en témoigner) et une personnalité forte. Le problème, c’est qu’au delà de ces professionnels qui notamment les prennent en charge quand par miracle ils veulent accéder à une thérapie ou autre pour s’améliorer, tout le monde, même sans personnalité forte, peut dans sa vie être confronté à ces personnes. Je me place ici du point de vue de l’entourage, et non du « malade » ou de la personne ayant un comportement déviant, c’est un autre problème, mais je signale juste que ces personnes peuvent parfois souffrir plus que nous, sans que cela doive nous amener à cautionner leurs comportements.

La liste des profils évoqués dans cette émission sont:

  • l’opposant (de mauvaise foi, harceleur, girouette, ventre mou)
  • le critiqueur
  • l’histrionique (cherche l’attention)
  • le passif agressif (saboteur sournois, monde de non-dits)
  • le psychopathe (nocif, manipulateur, sans remords, sans empathie)

Dans la logique de la prise de pouvoir évoquée dans l’émission (ce sont trivialement tous, homme comme femme, des « mâles dominants »), je suis tout d’abord surprise que les « ventres mous » (résistance passive à ce qui doit être fait, mais personnalités plutôt sympas) soient inclus dans les personnes difficiles. J’ai eu affaire dans le milieu professionnel à deux personnes correspondants à ce profil, et même s’il peut y avoir des répercutions gênantes, ce n’est quand même pas la même chose que de devoir gérer une personnalité aux comportements pervers!

On sait que l’on est face à une personne au profil toxique lorsqu’on sent un malaise physique et psychique. Certains peuvent être très dangereux, il faut être prudent notamment avec les « psychopathes » (cf plus haut). Dans ce cas, la fuite peut être salutaire pour éviter la dépression ou des passages à l’acte violents. Il faut dans tous les cas se demander pourquoi on reste en contact avec une personne néfaste, si on a le choix ou pas (travail), et pourquoi on fait le choix de couper les ponts. Cela dépend de chaque situation et chaque personnalité.

Les trois maîtres mots pour agir selon l’intervenant de l’émission sont : SE PROTEGER, STABILISER, NEUTRALISER.

Pour chacun des profils, des pistes de contre-manipulation sont proposées. Pour ceux que cela intéresse pour un profil particulier, je vous laisse découvrir les conseils de l’émission dont voici le lien:

https://www.franceinter.fr/emissions/ca-va-pas-la-tete/ca-va-pas-la-tete-18-aout-2016

Il faut bien avoir en tête qu’on ne peut pas changer ces personnes, il faut réagir de manière adéquate en ne laissant pas prise sur soi. Cela peut être très très éprouvant (euphémisme.) Dans l’émission, il est question de DISTANCIATION CONSTRUITE.

Note personnelle non évoquée dans l’émission: les relations de ce type tournent souvent autour de trois pôles où les rôles peuvent basculer de l’un à l’autre selon les circonstances et les relations: le bourreau, la victime et le sauveteur. Vouloir sauver à tout prix quelqu’un est donc un comportement qui présente parfois un risque selon les personnes qui sont en face. De même la victime peut parfois se transformer en bourreau. Attention donc aux relations où deux de ces trois pôles sont en jeu.

Une pensée pour ceux qui malheureusement rencontrent ces personnes dès la naissance…ceux dont c’est un parent. Le chemin sera long et au mieux la première partie de leur vie sera détruite. Il faut garder espoir en la résilience…Récemment un jeune homme de mon entourage large m’a appris que sa mère avait des traits de psychopathie. Ce qui m’a étonnée, c’est que malgré ma triste expérience, je n’avais pas du tout vu à travers la mère de cette personne. Ainsi, il apparait qu’une personne peut être éminemment toxique pour une autre sans que cela se voit. On ne peut jamais être sûr de rien, il faut donc s’abstenir de juger une situation impliquant plusieurs personnes en conflit. Souvent les violences ont lieu bien loin du regard de témoins. C’est ce que m’a appris ce jeune homme et s’il lit un jour ces lignes, je l’en remercie. Lorsqu’on vient d’une famille dysfonctionnelle, cela se répète souvent de génération en génération. Il est donc important d’essayer de travailler sur soi d’une part pour ne pas répéter le schéma en étant attiré par des amis, un conjoint toxiques et d’autre part pour que ses descendants soient heureux, même si parfois notre propre existence a été sacrifiée par les générations précédentes. En quelque sorte, commencer une nouvelle vie, une nouvelle lignée, la plus saine possible…Cela prend des années et parfois des décennies.

Peut-être que les personnes les plus douces, compréhensives etc. ont davantage de risque de se trouver dans ce genre de situation…

  • Altruisme (tendance naturelle à aimer et à aider son prochain)
  • Autodérision (capacité à se moquer de soi-même)
  • Bon fond
  • Créativité
  • Curiosité (désir de comprendre, de connaitre, de s’instruire)
  • Empathie (capacité à se mettre à la place d’une personne et de ressentir ce qu’elle vit/ressent)(par ex: si je vois une personne qui souffre, je vais me mettre à ressentir sa souffrance)
  • Enthousiasme (Forte émotion se traduisant par de grandes démonstrations de joie)
  • Exigence de soi
  • Force de caractère (par ex: supporter des choses que beaucoup ne supporteraient pas bien longtemps)
  • Générosité (disposition à donner sans compter)
  • Modestie (absence de vanité, d’orgueil)
  • Naiveté (« innocence de l’enfant »)
  • Ouverture d’esprit (« facilité à comprendre et à admettre des idées et opinions qui sont nouvelles ou inhabituelles »)
  • Probité (« Droiture, intégrité, honnêteté, justice au sens ‘moral’ « )
  • Remise en question (« capacité à envisager que ses hypotheses ou croyances sont potentiellement erronées »)
  • Sensibilité

Si on se reconnait dans cette description, il faut être particulièrement vigilant de ne pas se laisser entraîner dans une relation où on pardonne tout à l’autre en faisant passer notre propre personne après l’autre. Il est important de se faire respecter et de poser des limites.

Bon courage à ceux que l’expérience douloureuse passée ou présente aura mené jusqu’à ces lignes. Je pense pour finir à l’histoire actuelle d’une femme de mon milieu professionnel, qui vit la violence conjugale. Il est urgent dans ces situations de contacter son médecin, un service d’urgence psy (exemple CAPSI de Vertou en 44, rdv gratuits et rapides à partir de 16 ans) et de préparer en secret son sauvetage.

Plus légèrement (?), pour se distancier des aspects mortifères de cette réalité humaine, vous pouvez retrouver un second article traitant des films et romans créés sur le sujet, dans la rubrique « culture » du site.

Symboles de l’alchimie et individuation

Ainsi que Carl Gustav Jung l’a développé, notamment dans son ouvrage Psychologie et Alchimie, la symbolique présente dans l’Alchimie a une correspondance directe avec la psychologie humaine et l’évolution au cours de la vie.

Tous ces héritages culturels (écrits, traditions, symboles de pierre du Moyen-Age et de l’époque moderne) sont d’une aide précieuse pour pouvoir avoir des repères plus précis sur les différentes directions et méandres que prennent notre chemin (notre labyrinthe…).

La présentation des étapes de « l’œuvre » (travail sur soi ou sur la matière) ici sera succincte et non exhaustive, d’autant plus que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire l’ouvrage de Jung cité plus haut. Cependant, il parle de ce thème dans d’autres ouvrages.

  • L’œuvre au noir est la première étape, également appelée « Nigredo »

Il s’agit d’une période de perte de sens et de dépression, qui si elle est dépassée, précède une période de changements et d’élan créatif. C’est une phase d’introspection et de solitude.

Cette étape a été pour moi la longue remontée d’éléments souvent négatifs enterrés dans mon inconscient personnel : il faut accepter pour cela de se confronter aux aspects les plus sombres de soi. Ainsi cela a recouvert durant 3 ans environ quelques problématiques psychologiques personnelles, certains problèmes de santé, un certain mal-être par périodes. La phase noire se termine par une « apocalypse », illumination ET effondrement de la personnalité (des défenses ?), comme une sorte de mort permettant la renaissance et l’accès à l’œuvre suivante, la blanche (Cf rêve d’Apocalypse dans l’article sur l’Inconscient collectif).

St Georges tuant le dragon, cathédrale de Bâle

Les alchimistes disaient qu’il fallait « rendre le fixe volatile », rendre l’âme volatile, en la désolidarisant du corps où elle était cachée. Pour cela, intuition et expérience sont nécessaires.

  • Elle est suivie de l’œuvre au blanc, ou première conjonction (âme + esprit)

C’est une phase de sérénité contemplative, de conscience plus aigüe. On idéalise à ce moment l’inconscient qui nous a offert de si beaux fruits. L’euphorie qui peut en résulter amène à risquer l’inflation : sensation de toute-puissance due au fait que l’on pense que les formes humaines pleines d’énergie auxquelles on est confrontés dans « notre » inconscient nous appartiennent. Or, nous ne sommes pas des dieux…même si nous pouvons trouver à l’arrière-plan de notre être une force humaine plus universelle, qui a au fil des siècles inspiré des projections dans des dieux que les hommes pensent extérieurs à eux. Toujours est-il que nous sommes alors bercés par cette paix intérieure, grâce à l’ « Unio mentalis », unification de l’âme et l’esprit (par enlèvement de l’âme au corps), de l’intellect et du cœur.

Cette étape a été pour moi un moment extra-ordinaire, hors du quotidien. Après la descente de nulle part d’un amour et d’un bien être, signe d’un gros changement psychique, j’ai été animée d’une énergie dont je ne savais plus quoi faire…j’étais dans un état de béatitude où je me sentais planer. Le revers de cet état, (outre les quelques moments où je me sentais effectivement pour ainsi dire toute-puissante…), c’est que je n’étais pas vraiment présente aux gens qui m’entouraient, ni aux situations. On est alors comme privé « du sang de la vie » et des relations humaines. L’état intérieur était si gratifiant et agréable que le monde intérieur prenait le pas sur certains volets extérieurs et relationnels de ma vie. L’aspect « numineux » de cette expérience (rencontre avec un aspect divin d’une partie de ma psyché et de mon inconscient, NB. Je suis athée) explique ce grand chambardement. Pour comprendre l’étape suivante, il est important de mentionner que durant cette période,  j’ai commencé à projeter le « soi » (centre de gravité de la « vraie » personnalité, entière, entre le conscient et l’inconscient) sur une autre personne de même sexe que moi avec qui j’ai vécu une amitié fusionnelle telles qu’on peut en connaître durant nos jeunes années.

L’œuvre au blanc est une période de confusion/fusion, entre le conscient et l’inconscient, qui peut correspondre à la puissance du transfert/contre transfert pour les personnes qui font une analyse. Entre féminin et masculin aussi (apparition de rêves d‘hermaphrodite par exemple.) Il est important d’avoir un conscient et un moi capable d’encaisser et d’accueillir toutes ces retombées de l’inconscient (collectif cette fois, contrairement à l’œuvre au noir) et les événements extérieurs qui y font écho, car notre santé mentale est alors en jeu.

Ayant cherché des écrits sur la façon dont d’autres personnes peuvent vivre ces expériences humaines et en ayant trouvé très peu, cela me motive à écrire sur le sujet et donner mon témoignage afin que peut-être cela serve à quelqu’un qui se sent de la même manière isolé sur son propre chemin (différent du mien comme nous le sommes tous) car on ne trouve que très peu d’échos dans notre société matérialiste. La plupart de nos congénères ne s’intéresse absolument pas à l’âme et son vécu conscient, bref à une quelconque spiritualité, ce que je comprends car avant d’en ressentir la nécessité et que cela me « tombe dessus », je pensais qu’on pouvait tout à fait vivre sans ou que cela n’existait pas. A posteriori, je m’aperçois que je passais à côté d’une grande partie de …mon humanité.

Eglise St Etienne du Mont Paris, la licorne symbolise l’oeuvre au blanc. Que ferait-elle sur cette arche de Noé? Lion: oeuvre au rouge. Le corbeau relâché par Noé n’apparait pas sur cette représentation (oeuvre au noir).

  • L’œuvre jaune signe une phase de retrait des projections, de désillusion.

Dans le cadre d’un transfert dans la vie quotidienne ou en analyse, c’est un moment où on se rend compte que les qualités qui inspirent admiration et amour chez l’autre sont en réalité…les nôtres, le charme cède.

L’œuvre jaune a débouché pour moi sur une période extrêmement difficile, bien plus que l’œuvre au noir.

  • L’œuvre au rouge ou deuxième conjonction (corps + âme + esprit)

Elle consiste en l’intégration du corps pulsionnel et passionnel (la nature) au duo âme-esprit. Il s’agit aussi d’intégrer la fonction inférieure (voir série d’articles sur les types psychologiques), présente dans le corps somatique (pour ma part, il s’agit de la fonction « sensation ») et de commencer à équilibrer les quatre fonctions (intuition/sensation/pensée/sentiment) autour de notre « soi ». Les émotions se déchaînent durant cette période. Cette phase ramène à terme la personne, devenue « vir unus » (ou « mulier una » ?) dans le monde.

Il s’agit d’une expérience de la passion au niveau le plus archaïque, de la rencontre des couches archaïques pulsionnelles. On peut comparer ce moment à la tentation par le Diable, à la brûlure cuisante dans le feu d’un transfert violent. Apparaissent dans les rêves des images primordiales très énergétisées.

Ceux qui parviennent à traverser ce stade, sont sans doute extrêmement rares dans notre société occidentale du XXIe siècle…sachant que l’époque chrétienne n’a permis d’atteindre « que » l’unio mentalis, dans le meilleur des cas. A cause du rejet du corps, peut-être, de la femme et de tout ce qui s’y rattache…et aussi sans doute parce que l’époque fait que nous n’étions pas prêts…

D’autre part, la souffrance de l’œuvre rouge est telle physiquement et moralement qu’il faut être complètement fou pour persister dans le chemin et y rester, bien qu’une fois sur la croix…on n’a plus tellement le choix et on se contente de survivre. Peut-être vaut-il mieux donc ne pas trop savoir ce qui nous attend…

Cela a donc lieu dans le corps, l’écartèlement a lieu entre deux parties de notre être qui se battent violemment, qui nous fait beaucoup souffrir, l’âme est tiraillée entre le bien et le mal, entre le vice et l’éthique qui finit par être vécue dans notre être entier et notre corps. Ce vécu touche notre intimité la plus profonde et je ne m’étonne plus, après avoir commencé à entrevoir ce que cela touche, que les personnes qui y passent ne s’étendent pas sur le sujet : cela nous appartient en propre et est difficile à livrer à autrui, peut-être faut-il d’ailleurs le garder secret pour que cela opère.

C’est comme si dans un long et grand incendie, l’âme et l’esprit étaient enracinés de force dans le corps (rêves de fours…)

Griffon château de Pierrefonds (volatile fixé?)

Alors, au terme de cette phase, apparait une « pierre vivante », « un cristal fossile et vivant », une nouvelle unité créatrice, une union de l’esprit et de la matière, possédant un « pneuma » : un esprit.

Pour illustrer cette phase, voici un rêve :

– rêve de pierre vivante (de statue), évoqué dans les articles sur les synchronicités et l’Inconscient collectif, il date d’un peu plus d’un an, je le transcris à nouveau ici :

« Je rêve d’une statue en métal gris, vivante mais immobile sauf les yeux qui me suivent. Je suis avec des amis proches et ma famille nucléaire. Un peu plus loin, je vois le plafond de la chapelle Sixtine. C’est magnifique, bien que le plafond soit bien plus bas qu’en réalité et qu’il y ait des étais soutenant certaines parties du plafond. NB : C’est sur le plafond de la Chapelle Sixtine, qu’on peut admirer le chef-d’œuvre de Michel-Ange : « la création d’Adam ». Je n’ai trouvé le sens du symbole de la statue que très récemment dans le livre « Mysterium Conjunctionis » de Jung : Adam, homme façonné par Dieu selon la tradition, était à un stade de son développement « statue » incomplète, faite de matière et esprit. Je n’avais avant de lire le chef-d’œuvre de Jung fin 2016 aucune connaissance de ce détail de la statue et n’avais donc pas compris jusqu’alors ce qu’elle signifiait dans ce rêve.»

Pour arriver là, il faut beaucoup simplifier sa vie, avoir du temps pour nous connaître et nourrir notre vie intérieure. Nos emplois du temps de ministres ne nous aident pas, mais il est possible de prendre davantage de temps pour soi. La question que je me pose est de savoir si les personnes extraverties peuvent vivre tout cela sans avoir vraiment conscience de ce qui se passe à l’intérieur (je suis particulièrement introvertie!). Peut-être que les crises de mi-vie, les adultères ou autre relèvent de ces mouvements psychiques. Peut-être que tout le monde n’est pas destiné à vivre ce genre de choses (rôles différents dans une société?).

Après que l’œuvre blanche a « rendu le fixe  volatile», à présent l’œuvre rouge rend « fixe le volatile », et ça…cela me parait le plus difficile dans une vie. Au mieux, si on arrive jusque-là c’est-à-dire qu’on dépasse le degré d’évolution du christianisme en réussissant à intégrer le corps dans notre unité, on y passera sûrement la deuxième moitié de sa vie.

Au terme de l’œuvre au rouge, on devient serein, centré, on goûte au miel du sens de la vie (la vie est colorée dans ses moindres détails), mais tout en sachant l’amertume et le mal qu’elle contient. On a fait descendre les idéaux, l’esprit, dans le corps pour les vitaliser dans une joie de vivre. Nous avons porté le monde et les passions à une dimension symbolique, le monde intérieur et extérieur se relient en nous. Cela nous permet de saisir l’unité du monde. On prend racine et est capable de relation d’amour aux autres. Mon vécu me fait intuitivement penser que…c’est dans le cœur qu’a lieu la jonction entre âme, corps et esprit, c’est dans le cœur où se joue la décision, le CHOIX, qui fait pencher l’âme du « bon » côté, du côté éthique, vécu à présent dans la chair. Mais seul l’avenir me le dira, car il faut un certain recul pour comprendre les événements qui surviennent dans notre vie psychique.

Dans l’inconscient, le temps n’existe pas. Pas de passé, pas de futur. Ces phases de l’oeuvre alchimique peuvent avoir lieu en plusieurs cycles, de plus en plus rapides à chaque fois. Elles peuvent se chevaucher, avoir lieu dans un ordre légèrement différent (rêves prospectifs durant une phase différente).

L’Unus Mundus (Corps + âme + esprit avec la Nature entière)

C’est la cinquième étape, on n’est pas spécialement pressés d’y être…car j’ai comme l’impression qu’elle intervient à la fin de la vie. Si je me trompe, je ne suis pas contre la connaitre un jour avant cela ! Cependant, Jung qui ne l’a lui-même sans doute pas atteinte, disait que cette phase n’était pas atteignable à son époque…

La quintessence alchimique, la synthèse du conscient et de l’inconscient, le mariage sacré (entre les volets masculin et féminin de l’être), la résonance entre le microcosme (monde dans l’être humain) et le macrocosme (monde), le monde unifié, l’âme du monde, y font référence. La trinité chrétienne est complétée, enfin réunifiée avec le féminin et l’humain. On débouche sur une conscience dans laquelle « l’Eros », le sentiment, se développe en assumant la responsabilité de nos préférences et de nos choix, et est marié au Logos (pensée). On peut alors, dotés d’un jugement éthique, prendre des décisions en conscience et  poser des actes sensés dans notre vie.

Cela mène au « remède universel » qui selon les alchimistes rajeunit, prolonge et fortifie l’existence. La guérison se double du renouvellement de la personnalité. L’énergie des archétypes (représentés par les images) est le point central entre les deux cieux. Le soleil invisible les expriment par des images, il est à l’origine du rêve. J’ai l’impression que ce remède universel est en fait la capacité à soigner les autres en projetant sur eux la lumière obtenue en nous.

J’ai l’impression que le ciel intérieur est dans le corps (âme + esprit réintégrés dans le corps y donnent accès ?) car lorsque des émotions remontent par mon corps, ce sont les images des rêves qui souvent m’en libèrent.

J’ai également fait un rêve qui évoque macrocosme et microcosme. (Rappelons-le, un rêve peut être prospectif, annoncer l’avenir possible. Il ne parle pas forcément du présent.)

Je regardais le ciel, les étoiles de la porte-fenêtre d’une maison, puis de la terrasse adjacente : soudain j’y vois quelques étoiles colorées (bleues ? rouges ?) et là je m’insurge, contre ces hommes qui vont jusqu’à conquérir le ciel et y mettre leur touche, leur empreinte. Dans le rêve, je préfère le ciel vierge, aux étoiles blanches, là où l’homme n’a jamais mis les pieds et qu’il n’a pas dénaturé.

Pourquoi cette colère ? Je ne sais pas. En tant qu’humain, nous sommes libres lorsque nous avons évolué d’aimer quelqu’un qui ne sera pas tout (choix de l’œuvre au rouge, ou comment comprendre et aiguiller notre désir, ou le mariage de l’amour et de l’esprit), et de comprendre en partie

L’œuvre mène donc à concilier l’homme, le dieu et (le plus difficile) l’animal. Tout cela est notre vie intestine, personne extérieurement ne peut se douter de ce vécu. La seule chose qui se voit de l’extérieur, c’est que la personnalité change, les relations aussi, que des actes sont de plus en plus posés, sensés, que les circonstances de la vie se mettent en mouvement pour apporter à la personne ce dont sa nature profonde a besoin, moment après moment.

Cloître cathédrale de Narbonne, symbolisant le soi au centre de la personne.

Cloître St Guilhem du Désert

* Pour ceux qui souhaitent lire sur le sujet, je vous conseille « Les facette de l’âme » de Marie-Laure Colonna, dont certaines des idées ont alimenté cet article. Mais seule l’expérience, certainement très personnelle à chacun permet de savoir de quoi il est question ici.

*Pour ceux qui veulent comprendre comment au fil des siècles certains hommes ont laissé des guides à l’individuation dans les peintures et la pierre des églises et autres monuments, voir les vidéos de Patrick Burensteinas.